Description

Le sec de Rayne Vigneau 2017, Bordeaux 

XVIIème siècle

Le vignoble de Rayne Vigneau est assis sur une magnifique croupe dominant le Sauternais depuis la création du domaine au début du XVIIe siècle. Le Vigneau de Bommes nommait à la fois le vignoble, le Château, la Seigneurie et la famille de Vigneau, qui en fut la première titulaire. Gabriel de Vigneau apparaît en effet dans les écrits dès 1635. Son fils Étienne épouse Jeanne Sauvage, fille du seigneur d’Yquem, et prend personnellement en main en 1681 les destinées de la propriété. Madame de Rayne, née Catherine de Pontac, achètera le domaine du Vigneau en 1834.

Le classement officiel de 1855 place le Vigneau parmi les premiers crus du Sauternais. En 1867, le grand courtier Daney lui attribue le premier rang immédiatement après Yquem. C’est Albert de Pontac, petit neveu de Madame de Rayne, qui donne son nom de « Rayne Vigneau » à la propriété.

En 1961 le domaine est divisé. Le vignoble et les installations viticoles sont vendus. Le château, les dépendances et le parc restent dans la famille. Des investissements et un travail considérable ont été faits par les propriétaires successifs de l’exploitation viticole en faveur de la qualité des vins.
Entre 2004 et 2015, le Château de Rayne Vigneau a appartenu à CA Grands Crus, filiale du Groupe Crédit Agricole, qui a mis en place un plan d’optimisation de l’ensemble du vignoble.

Aujourd’hui, le Château de Rayne Vigneau, racheté par le groupe Trésor du Patrimoine, est dirigé par Vincent Labergère, assisté des conseils de l’œnologue Henri Boyer. Le château incarne une valeur sûre de l’appellation revendiquant, millésime après millésime, un style tout en intensité, en longueur et en fraîcheur.

Ce vin présente une robe aux éclats jaune topaze. Le nez, intense, puissant, voir exubérant, se compose de notes acidulées et gourmandes tels les fruits exotiques, le bonbon anglais ou la fougère fraiche. C’est déjà un e pure gourmandise au nez. La bouche, tout aussi vive, est étonnamment charnue pour un 100 % sauvignon. Elle offre de belle note d’agrumes et de chèvrefeuille. De belle finale, la bouche perdure sur un délicat amer de zeste de pamplemousse, et sur l’éclat minéral du grand terroir de Rayne Vigneau.